Le Gouvernement travaille actuellement à un projet de loi relatif à la décentralisation.
Parmi les mesures envisagées, les dernières informations dont nous disposons font état d’un placement des services territoriaux de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) sous l’autorité du préfet, et de les rattacher directement au ministère de la Transition écologique.
Derrière une apparente réorganisation administrative pour des raisons « d’efficacité de l’action publique », c’est en réalité un bouleversement profond du fonctionnement et de la pérennité même de l’ADEME qui se profile : d’un modèle d’agence autonome et indépendante, elle ne serait plus que le bras exécutant des décisions ministérielles.
Le démantèlement de cette agence phare, forte de plus de 30 ans d’expérience et reconnue pour son expertise indépendante au service de la transition écologique, serait une remise en cause grave de notre capacité à agir face à l’urgence climatique.
L’ADEME, c’est pourtant :
- 8000 projets accompagnés chaque année
- 2,8 milliards d’euros de financements accordés par l’agence au service de tous
- Un acteur clé pour les territoires, l’innovation et la transition écologique
En Normandie, ce sont d’ailleurs* :
- 415 projets soutenus
- 202,5 millions d’euros mobilisés
- Des centaines d’acteurs accompagnés (entreprises, associations, collectivités, etc.)
* données issues de la revue d’actualité de l’ADEME Normandie en 2024
En tant que députée, mais aussi en tant qu’administratrice de l’ADEME, je le dis clairement : je serai en première ligne pour empêcher cette réforme délétère.
À l’heure où l’urgence climatique exigence des réponses politiques fortes, nous ne pouvons pas faire le choix de la perte de compétences et de l’affaiblissement de notre capacité d’action et d’évaluation en la matière.