Published On: 30 septembre 2026
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Hier, à l’occasion d’une réunion du groupe d’amitié France – Palestine dont je suis membre, la discussion a évidemment porté sur la situation humanitaire, plus que critique, qui sévit à Gaza.
Madame Natalie Boucly, secrétaire générale adjointe de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), nous a d’emblée témoigné des difficultés financières d’une ampleur sans précédent auxquelles l’agence onusienne est actuellement confrontée.
Pourtant, le 30 juin dernier, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, avait déjà lancé un appel pressant aux États membres pour maintenir à flot cette agence qu’il qualifie d’« indispensable » pour des millions de réfugiés palestiniens à Gaza mais aussi en Cisjordanie occupée, en Jordanie, en Syrie et au Liban.
Pourtant encore, trois mois plus tard, la contribution de la France se fait toujours attendre.
Pendant ce temps, plus d’un million de réfugiés palestiniens tentent de survivre dans une bande de Gaza dont seulement un tiers est aujourd’hui considéré comme « habitable ». Mais habitable dans quelles conditions ? Car quand les écoles sont détruites ou inaccessibles, quand les hôpitaux ne peuvent plus fonctionner normalement, quand l’eau, le carburant et les produits de première nécessité viennent à manquer, peut-on encore parler de conditions de vie dignes ?
C’est précisément à ces enjeux que tentent de répondre quotidiennement 10 000 agents locaux qui continuent à fournir des services aux populations de la bande de Gaza, tandis que le personnel international de l’UNRWA est empêché depuis mars 2025 par les autorités israéliennes d’entrer dans le territoire palestinien pour acheminer toute aide supplémentaire.
Face à une telle urgence, détourner les yeux de la réalité des sous-financements des agences internationales et des ONG, ainsi que de la crise humanitaire qui se déroule n’est en aucun cas une réponse acceptable.