Published On: 1 avril 2026
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Ce matin, en commission de la Défense, j’ai participé à une table ronde consacrée à la dissuasion nucléaire, avec Emmanuelle Maître (FRS) et Olivier Zajec (IESD).
Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, l’Europe est confrontée à une nouvelle réalité stratégique. Retour de la coercition nucléaire, affaiblissement des cadres de maîtrise des armements, incertitudes sur la garantie américaine, montée des puissances révisionnistes : notre environnement de sécurité s’est profondément transformé.
Dans ce contexte, le risque est celui d’un déficit de dissuasion : un décalage entre nos intérêts, nos capacités et la perception de notre crédibilité par nos adversaires.
Si le constat est largement partagé en Europe, les réponses restent divergentes. La France, pour sa part, a engagé une réflexion, comme l’a récemment illustré le Président de la République dans son discours de l’Île-Longue.
Plusieurs questions demeurent néanmoins ouvertes : évolution de notre doctrine, place de la stricte suffisance, moyens capacitaires, et contours d’une éventuelle « dissuasion avancée ».
Ces débats sont essentiels pour notre sécurité collective et pour l’avenir de la défense européenne.