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Rapporteure pour avis du programme relatif aux « forces terrestres » dans le cadre du projet de loi de finances 2027, je me suis rendue en Roumanie pour rencontrer les forces françaises déployées sur place dans le cadre de la mission Aigle et pour échanger avec nos partenaires roumains.
Ce déplacement m’a permis d’aller à la rencontre des soldats français déployés sur la base de Cincu. Engagés dans la mission Aigle, bataillon multinational placé sous l’égide de l’OTAN et au sein duquel la France est nation-cadre, ils participent à la posture dissuasive et défensive de l’organisation sur le flan oriental de l’Europe depuis la guerre d’agression menée en Ukraine par la Russie. Cette mission constitue un cas concret d’intégration des forces françaises et alliées où les conditions données permettent de relever le niveau d’entrainement de nos forces, améliorer l’interopérabilité avec les forces alliées et augmenter nos capacités de commandement, soutien ou logistique nécessaire à une montée en puissance.
Au cours de ces derniers jours, j’ai échangé avec plusieurs personnalités politiques sur les grands enjeux de sécurité du continent européen : renforcement de nos capacités dissuasives conventionnelles sur le flanc est de l’Europe et en mer Noire dans le cadre de l’OTAN, soutien à l’Ukraine, mais aussi capacité de l’Europe à assurer la sécurité du continent européen.
Accueillie par M. Nicolas Warnery, ambassadeur de France en Roumanie, j’ai rencontré successivement Irina Zidaru, directrice générale des affaires stratégiques du ministère roumain des Affaires étrangères, Andrei Baciu, ancien vice-président de la commission pour la défense, de l’ordre public et de la sécurité nationale de la Chambre des députés, et Sorin-Dan Moldovan, secrétaire d’État chargé de la politique de défense, de la planification et des relations internationales du gouvernement roumain.
La relation entre la France et la Roumanie s’est construite sur des liens historiques, linguistiques et culturels forts que l’accord stratégique de 2008 est venu renforcer.
C’est de notre capacité à répondre solidairement aux menaces auxquelles nous faisons face que dépend la sécurité de notre continent.