Published On: 27 juillet 2026
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Après les pompiers du SDIS 50 dès les premières heures des incendies en Gironde, ce sont les Marins-pompiers de la base de Cherbourg-en-Cotentin qui ont rejoint la zone pour contenir et maîtriser ces feux qui nous apparaissent encore comme exceptionnels. Je salue leur courage et la solidarité locale qui s’est mise en place pour les accueillir, les nourrir mais aussi pour faire face aux besoins des quelques 200 000 habitants et touristes déplacés.

La France, l’Italie, l’Espagne, l’Algérie, le Portugal, une grande partie du pourtour méditerranéen brûle. Des milliers d’hectares disparaissent et avec eux des activités économiques, des lieux de vie et d’Histoire, la biodiversité et les paysages que nous avons connus. Les déplacés ne se comptent plus en dizaine de milliers mais, désormais, en centaine de milliers. De canicules en canicules, les sols asséchés, une végétation rendue inflammable, des ressources en eau qui se raréfient au point de devoir alimenter des villages par camion citerne; voilà les prémices du décompte de notre procrastination dans les politiques de lutte contre le réchauffement planétaire.

Dès la fin de l’automne, la sécurité civile, nos pompiers seront à nouveau mobilisés pour faire face aux tempêtes et aux inondations, autres conséquences auxquelles ont nous dit qu’il faudra s’adapter. Face au dérèglement climatique, l’engagement et la solidarité sont nécessaires et essentiels mais pas suffisant. L’adaptation à la montée des eaux, à la brutalité des changements soudain de météo, aux canicules est nécessaire et essentiel mais pas suffisante… Il est temps de prendre la dimension de ce qui nous attends et de se mettre à la hauteur. Notre génération peut encore limiter le réchauffement climatique à 2°c. L’inaction est aujourd’hui plus coûteuse que l’action. Que seront nos équilibres budgétaires dans un monde aux ressources taries par la disparition de notre environnement nourricier ?

L’écologie ne peut plus être une variable budgétaire ni faire l’objet d’un marchandage avec les populistes d’extrême-droite qui n’ont pour réponse que de regarder le monde qui brûle dans une pièce climatisée ! Les politiques à mener nous les connaissons, nous n’avons plus le temps de quémander quelques heures de plus. Alors, oui, adaptons nos villes, nos modes de vie, nos transports, végétalisons les espaces urbanisés, accélérons la transition énergétique pour décarbonner nos consommations, protégeons les espaces naturels et accompagnons les transitions dans l’agriculture comme dans l’industrie, mais, surtout, transformons au service du vivant, de l’humanité et de notre vie collective.