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Je condamne fermement la décision du Gouvernement de laisser s’éteindre, pour des raisons budgétaires, le dispositif national d’accueil et d’hébergement des personnes ukrainiennes déplacées en France. La solidarité internationale ne peut pas être une variable d’ajustement comptable.
Depuis 2022, la France a honoré ses engagements européens et humanitaires en accueillant des milliers de familles ayant fui la guerre. Cette politique est aujourd’hui démantelée : réduction des places d’hébergement, fin de l’intermédiation locative, fragilisation des parcours d’insertion. Derrière ces choix, ce sont des familles qui basculent dans la précarité.
Accueillir dignement n’est pas un acte de charité, c’est un devoir républicain. D’autant plus que l’Union européenne a prolongé la protection temporaire des réfugiées et réfugiés ukrainiens jusqu’en 2027. La France ne peut pas ignorer cet engagement.
Avec le Parti socialiste, j’appelle le Gouvernement à garantir un hébergement digne et durable, à mettre en œuvre un véritable plan national d’insertion et à défendre, au niveau européen, une solidarité renforcée et un système d’asile plus juste et plus protecteur.
La solidarité ne se négocie pas. Elle se tient dans la durée.