À l’approche de l’hiver, la Russie frappe de nouveau les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Dans le même temps, Donald Trump se pose en faiseur de paix avec un prétendu « plan » pour l’Ukraine qui n’a de paix que le nom : il ressemble surtout à une capitulation imposée au pays agressé, sans garanties de sécurité et en marginalisant totalement la diplomatie européenne.
Après un plan pour Gaza qui a court-circuité les efforts multilatéraux défendus par la France à l’ONU, cette nouvelle initiative illustre un affaiblissement préoccupant de l’Europe sur la scène internationale. Or cet effacement intervient alors que la menace est bien réelle : guerre en Ukraine, pressions militaires sur le flanc oriental, attaques hybrides, cybermenaces, sabotages d’infrastructures, intimidations en Manche et en mer du Nord.
Face à cette stratégie de conflictualité permanente, l’Europe n’a qu’une option : la cohésion. Cohésion diplomatique, stratégique et politique. Face à la coalition des autoritaires, nous devons réaffirmer le multilatéralisme, le droit international et un soutien indéfectible au peuple ukrainien. La sécurité collective du continent en dépend.
C’est dans cet esprit que j’ai interrogé le gouvernement : quelle est la feuille de route française au sein de la coalition des volontaires ? Et comment la France entend-elle empêcher que les initiatives diplomatiques européennes soient systématiquement contrecarrées par les choix du président des États-Unis ?