Hier après-midi, j’ai eu le plaisir d’accueillir à l’Assemblée nationale, avec l’European Forum for Renewable Energy Sources (EUFORES), un atelier parlementaire consacré au rôle du Clean Industrial Deal comme moteur de la prospérité économique et de la transition énergétique.
Les échanges ont été clairs : le Clean Industrial Deal n’est pas seulement une stratégie climatique européenne, c’est un projet industriel à part entière. Mais pour qu’il produise des effets concrets en France, encore faut-il lui donner un cadre lisible et durable. Autrement dit : sans programmation, il restera lettre morte.
Qu’il s’agisse de tenir nos objectifs européens en matière d’énergies renouvelables, de renforcer notre souveraineté énergétique dans un contexte géopolitique instable, ou d’accompagner l’électrification de l’industrie face à un gaz durablement cher, tous les acteurs l’ont rappelé : investir, industrialiser et former suppose de la visibilité de long terme.
Les discussions sur le photovoltaïque, l’éolien, les réseaux, le stockage, les biocarburants ou encore les énergies marines montrent que la transition énergétique ne se décrète pas. Elle se planifie. La Programmation pluriannuelle de l’énergie doit redevenir un véritable outil de pilotage stratégique, au service de notre compétitivité industrielle autant que de nos objectifs climatiques.
Enfin, la réussite du Clean Industrial Deal passe par la cohérence des politiques publiques : efficacité énergétique, rénovation des bâtiments, mise en œuvre de l’ETS2, accompagnement des collectivités et des ménages. Là encore, seule une programmation assumée permet de concilier ambition climatique, justice sociale et prospérité économique.
La transition énergétique peut être une chance pour la France. À condition de la programmer.