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J’étais ce matin à la halte “soins addictions” (HSA) de Paris, gérée par l’association Gaïa et adossée à l’hôpital Lariboisière, aux côtés de mes collègues Emmanuel Grégoire , Pouria Amirshahi et Anne Souyris, ainsi que Anne Claire Boux, adjointe à la Maire de Paris en charge de la santé.
Ces haltes constituent un outil indispensable de santé publique : elles offrent un cadre sécurisé aux usagers de drogues, sous la supervision de professionnels, pour prévenir les overdoses, réduire les contaminations (VIH, hépatite C), éviter les complications médicales graves et favoriser l’accès aux soins.
Créées à titre expérimental en 2016, les HSA doivent aujourd’hui faire l’objet d’une pérennisation. Leur évaluation par l’Inserm, l’IGA/IGAS est sans appel : les résultats sont positifs, tant sur le plan sanitaire que social, économique et même sécuritaire.
Or l’expérimentation s’achève à la fin de l’année 2025. Sans décision rapide, ces structures risquent de disparaître.
C’est pourquoi j’ai déposé une proposition de loi pour inscrire durablement les haltes “soins addictions” dans le droit commun, et j’appelle le gouvernement à intégrer cette mesure dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026.
Il y a urgence à agir pour ne pas fragiliser un dispositif dont l’efficacité est désormais prouvée et reconnu par tous les acteurs de terrain.