Avec mes collègues Danielle Simonnet (L’Après) et Pouria Amirshahi (groupe écologiste), et en présence de Dylan Boutiflat, secrétaire national du Parti socialiste, nous avons reçu nos amis kurdes : Berivan Firat, représentante du CDKF, Johan Kerim, représentant en France de l’AANES (Rojava), et Ali Dolomari, représentant du Gouvernement régional du Kurdistan irakien (KRG).
Au-delà de l’urgence absolue de protéger les populations civiles, nous avons rappelé la nécessité de poursuivre les frappes ciblées contre Daesh, comme l’ont encore fait la France et la Grande-Bretagne au début du mois. Mais l’enjeu est aussi politique et diplomatique : la communauté internationale doit se remobiliser pour la reconnaissance du Rojava.
Nous devons davantage que des déclarations à celles et ceux qui ont été en première ligne dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Cette menace ne concerne pas seulement les peuples du Moyen-Orient : elle touche aussi directement les citoyens européens. La stabilité de la région et notre propre sécurité sont indissociables.
La France et l’Union européenne doivent en tirer toutes les conséquences, notamment en sanctionnant Al Charaa, qui a trahi l’ensemble de ses engagements depuis la chute de Bachar el-Assad. Il est temps d’assumer une diplomatie cohérente, fidèle à nos principes et à nos responsabilités.